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LA TENUE VESTIMENTAIRE DES INFIRMIÈRES
Ecrit par Jacques Besson   
12-11-2006

Recommandations aux infirmières

Vu son importance dans la pratique infirmière, l’Ordre recommande à chaque infirmière de porter, au travail, une tenue vestimentaire qui répond aux exigences de la profession. A cet égard, l’Ordre est d’avis que :

L’uniforme doit être porté seulement durant les heures de travail pour des raisons d’hygiène et dans le but de prévenir la propagation éventuelle de bactéries tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement.

Le vêtement, qu’il s’agisse d’un uniforme ou d’une tenue personnelle, doit être fabriqué dans un tissu d’entretien facile et être d’une couleur qui permet de distinguer les taches. Il doit avoir une coupe confortable tout en couvrant les zones à risque et permettre l’utilisation appropriée de l’équipement de protection individuel (EPI).

Les vêtements personnels, dans les lieux où ils sont permis, doivent avoir une allure professionnelle. Ils doivent être sobres, faciles d’entretien et permettre à l’infirmière de bouger sans contrainte.

Pour des raisons d’hygiène, le sarrau doit être fréquemment nettoyé et ne pas être porté pendant les soins directs, tout comme les vestes de réchauffement et autres blousons de survêtement. Attaché sur toute sa longueur, il peut servir à couvrir l’uniforme durant les activités à l’extérieur des unités de soins.

Le porte-nom (nom et titre de fonction) ou la carte d’identité doit être visible et placé de façon sécuritaire.

Les cheveux longs doivent être attachés.

La barbe doit être couverte pendant des soins particuliers telle la réfection des pansements.

Les couvre-chefs en tout genre doivent être proscrits.

Les ongles doivent être courts (5 mm), sans vernis et sans ajout d’ongles artificiels.

Les bagues en tout genre doivent être proscrites.

Les anneaux, pendentifs et autres bijoux corporels doivent être sobres, solidement fixés et couverts, le cas échéant.

 Les colliers, les cravates et les cordons portés au cou doivent être retenus afin de ne pas entrer en contact avec les surfaces.

 Le parfum doit être évité afin de ne pas gêner les clients ni leur causer de désagréments.

Le maquillage ne doit en aucun cas être composé de particules qui risquent de se détacher de la peau.

Les chaussures doivent être solides et fermées, comporter des talons bas et des semelles antidérapantes et silencieuses, et couvrir le talon et les orteils. Elles doivent être d’entretien facile et nettoyées régulièrement. De plus, elles doivent être exclusivement réservées au travail.

 
Programme de lutte contre les IN au SARM aux Pays-Bas
Ecrit par Jacques Besson   
29-10-2006

Résumé de la présentation du Dr. Christina Vandenbroucke-Grauls, (spécialiste en contrôle des infections – Vrije University Medical Center – Amsterdam) à la 46ème Interscience Conference on antimicrobial agents and chemotherapy – 28 septembre 2006.

Actuellement aux Pays-Bas, les cas de SARM nosocomial représentent moins de 1% des infections au staphylocoque doré chez les patients hospitalisés (au moins 30% - 50% au Québec).

Depuis 2006, 8% à 10% des cas de SARM à l’hôpital sont des cas acquis dans la communauté avant l’hospitalisation. A l’origine de ces cas, une nouvelle souche de SARM, différente, particulièrement virulente et qui peut provoquer, chez des sujets jeunes et en bonne santé, des infections graves et souvent mortelles par destruction des tissus – peau – tissus mous – poumons etc… C’est une bactérie «mangeuse de chair».

Une autre souche de SARM a été identifiée récemment chez les porcs dans les élevages industriels où ils reçoivent des doses importantes d’antibiotiques dans leur nourriture. Cette nouvelle souche est passée chez l’homme et 23% des éleveurs de porcs sont devenus porteurs de cette bactérie (porteurs = sans infection clinique). Ils deviennent ainsi des sujets à risques pour eux-mêmes et leur entourage.

Depuis 2002, face à l’augmentation importante des cas de SARM dans les hôpitaux (de 5 cas par an à 1500 en 10 ans), les Pays-Bas ont mis en place un programme rigoureux de surveillance et de prévention appelé «Rechercher et détruire». Il est basé sur le dépistage systématique des patients à l’admission, l’isolement et le traitement des patients positifs (infectés ou simplement porteurs).

4 groupes de patients à risques sont identifiés :

-        Groupe1 : Les sujets connus comme colonisés et ceux testés positifs àl’admission.

       -        Groupe2 :Les patients provenant d’autres pays et plus particulièrement de payshors
de l’Europe Occidentale.

Les patients ayant séjourné précédemment dans des chambres partagées avec des sujets colonisés par le SARM ou ayant été hospitalisés dans des unités de soins où des infections au SARM ont été signalées quel que soit l’établissement (hôpital de soins aigus, de longue durée etc…).

-         Groupe 3 : Le personnel ayant donné des soins à un patient porteur dans l’hôpital ; le
   personnel provenant d’un autre hôpital ; les patients dialysés dans un autre hôpital.

          Groupe 4 : Les sujets sans facteur de risque connu.

 Autrement dit, tous les patients sont testés à l’admission pour le SARM.

 - Patients et personnel colonisés sont dans tous les cas isolés de façon stricte, en chambre individuelle pour les patients. Les employés qui les soignent portent bouse, gants, masques et doivent désinfecter leurs mains et avant et après traitement.

 - Les employés testés positifs ne donnent pas de soins jusqu’à ce que leur culture soit négative.

 - Les sujets des groupes 2 et 3 sont isolés jusqu’à ce que leur colonisation éventuelle par le SARM soit confirmée ou non.

 - Les professionnels de santé immigrants aux Pays-Bas doivent être testés 1 semaine avant de commencer à travailler dans un établissement de soins.

 - Depuis l’apparition des cas de SARM dans la communauté, de nouveaux sujets à risques sont inclus dans le programme :

 -         Les joueurs de soccer qui partagent leur vestiaire avec leurs équipiers et sont connus pour échanger serviettes de bains et autres objets.

-         Les éleveurs de porcs et toute personne ayant des contacts avec ces animaux.

 Ces sujets sont systématiquement isolés à l’admission.

 
DISPOSITIF DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES EN FRANCE
Ecrit par Jacques Besson   
03-08-2006

A/ Lois et règlements

I/ En matière d’infection nosocomiale, les établissements de santé ont une obligation de sécurité de résultat : « Le contrat d’hospitalisation et de soins conclu entre un patient et un établissement de santé met à la charge de ce dernier une obligation de sécurité de résultat dont il ne peut se libérer qu’en apportant la preuve d’une cause étrangère ». Cette obligation ne s’étend pas aux médecins sauf en cas de faute professionnelle.

II/ Tout professionnel de santé, hospitalier ou non, doit déclarer tout évènement indésirable lié à une prise en charge médicale : accident médical, affection iatrogène (1), infection nosocomiale ou évènement indésirable associé à un produit de santé.

III/ Tous les établissements doivent remplir annuellement le bilan standardisé des activités de lutte contre les infections nosocomiales.

IV/ En matière d’infection nosocomiale, l’information du patient est obligatoire


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USA : DES MESURES NATIONALES POUR COMBATTRE LES IN
Ecrit par Christine Besson   
13-06-2006

Au cours des deux dernières années, aux État-Unis, de nombreux articles dans la presse ainsi que plusieurs études scientifiques importantes montrent clairement une prise de conscience sur l’urgence de lutter contre les infections nosocomiales.


Les statistiques révèlent l’augmentation importante ces dernières années du nombre de victimes et les coûts humains, sociaux et financiers qu’elles entraînent.
Des associations de consommateurs, des regroupements de spécialistes de la santé, des compagnies d’assurance dénoncent cette situation alarmante et réclament que des mesures soient prises pour réduire le taux de ces infections et avoir des statistiques claires et publiques sur la performance des hôpitaux.

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La gestion des risques hospitaliers
Ecrit par Dr Dr Eytan Ellenberg   
05-05-2006

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Un article du Dr Dr Eytan Ellenberg – adsp n0 45 déc. 2003

La maîtrise des infections nosocomiales est un élément majeur et essentiel de la sécurité et de la qualité des soins en milieu hospitalier. Ces infections sont en effet le meilleur indicateur de la qualité sécuritaire des soins. L’hôpital a toujours été et sera toujours un milieu à risque et l’infection a toujours été un risque majeur de la pratique des soins. Il y a 300 ans, on parlait déjà de « pourriture hospitalière » ou de la « fièvre hospitalière ». On parle maintenant d’infections nosocomiales.

Gérer les risques à l’hôpital, c’est mettre en place une organisation pour les identifier, les analyser et les réduire. L’approche doit être transversale, basée sur la collaboration et l’échange d’information entre tous les acteurs concernés par la sécurité.


Médecin de Santé publique ; Titulaire d’un Master spécialisé de « gestionnaires de risques à l’hôpital » de l’école Centrale de Paris et d’un D.E.A de « communication, technologie et pouvoir » du Département de sciences politiques de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Actuellement doctorant en sciences du langage à l’université Paris III sous la direction du professeur Loïc Depecker. Conseiller médical pour une agence de communication et de relations publiques.


Autres publications du Dr Ellenberg

« Danger, hôpital » - édition Armand Collin (2005)

Lancet infection dis. 2004 7211

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