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Résumé de la présentation du Dr. Christina Vandenbroucke-Grauls, (spécialiste en contrôle des infections – Vrije University Medical Center – Amsterdam) à la 46ème Interscience Conference on antimicrobial agents and chemotherapy – 28 septembre 2006.
Actuellement aux Pays-Bas, les cas de SARM nosocomial représentent moins de 1% des infections au staphylocoque doré chez les patients hospitalisés (au moins 30% - 50% au Québec).
Depuis 2006, 8% à 10% des cas de SARM à l’hôpital sont des cas acquis dans la communauté avant l’hospitalisation. A l’origine de ces cas, une nouvelle souche de SARM, différente, particulièrement virulente et qui peut provoquer, chez des sujets jeunes et en bonne santé, des infections graves et souvent mortelles par destruction des tissus – peau – tissus mous – poumons etc… C’est une bactérie «mangeuse de chair».
Une autre souche de SARM a été identifiée récemment chez les porcs dans les élevages industriels où ils reçoivent des doses importantes d’antibiotiques dans leur nourriture. Cette nouvelle souche est passée chez l’homme et 23% des éleveurs de porcs sont devenus porteurs de cette bactérie (porteurs = sans infection clinique). Ils deviennent ainsi des sujets à risques pour eux-mêmes et leur entourage.
Depuis 2002, face à l’augmentation importante des cas de SARM dans les hôpitaux (de 5 cas par an à 1500 en 10 ans), les Pays-Bas ont mis en place un programme rigoureux de surveillance et de prévention appelé «Rechercher et détruire». Il est basé sur le dépistage systématique des patients à l’admission, l’isolement et le traitement des patients positifs (infectés ou simplement porteurs).
4 groupes de patients à risques sont identifiés :
- Groupe1 : Les sujets connus comme colonisés et ceux testés positifs àl’admission.
- Groupe2 :Les patients provenant d’autres pays et plus particulièrement de payshors
de l’Europe Occidentale.
Les patients ayant séjourné précédemment dans des chambres partagées avec des sujets colonisés par le SARM ou ayant été hospitalisés dans des unités de soins où des infections au SARM ont été signalées quel que soit l’établissement (hôpital de soins aigus, de longue durée etc…).
- Groupe 3 : Le personnel ayant donné des soins à un patient porteur dans l’hôpital ; le
personnel provenant d’un autre hôpital ; les patients dialysés dans un autre hôpital.
Groupe 4 : Les sujets sans facteur de risque connu.
Autrement dit, tous les patients sont testés à l’admission pour le SARM.
- Patients et personnel colonisés sont dans tous les cas isolés de façon stricte, en chambre individuelle pour les patients. Les employés qui les soignent portent bouse, gants, masques et doivent désinfecter leurs mains et avant et après traitement.
- Les employés testés positifs ne donnent pas de soins jusqu’à ce que leur culture soit négative.
- Les sujets des groupes 2 et 3 sont isolés jusqu’à ce que leur colonisation éventuelle par le SARM soit confirmée ou non.
- Les professionnels de santé immigrants aux Pays-Bas doivent être testés 1 semaine avant de commencer à travailler dans un établissement de soins.
- Depuis l’apparition des cas de SARM dans la communauté, de nouveaux sujets à risques sont inclus dans le programme :
- Les joueurs de soccer qui partagent leur vestiaire avec leurs équipiers et sont connus pour échanger serviettes de bains et autres objets.
- Les éleveurs de porcs et toute personne ayant des contacts avec ces animaux.
Ces sujets sont systématiquement isolés à l’admission.
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