Séjour à l'hôpital ? Protégez-vous !
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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales
Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital. Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital que d'un accident de la route?
C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.
Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.
Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.
Notre mission
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France : États Généraux sur les Infections Nosocomiales |
Patients et Professionnels de santé unis contre les infections nosocomiales Les premiers Etats généraux des infections nosocomiales ont été cloturés hier par Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités. Plus de 800 personnes ont participé à cette manifestation organisée par le LIEN et qui s'est terminée par la Déclaration de Paris, porteuse des revendications des patients. Xavier Bertrand a repris point par point les revendications apportées lors des ces états généraux et fait 24 recommandations:
« …Mesdames, Messieurs, Les infections nosocomiales sont comme toutes les maladies, injustes. Mais elles sont peut-être encore plus scandaleuses que les autres. Mais elles sont encore moins acceptables que les autres. Car quand on vient à l’hôpital, c’est pour se faire soigner… La sécurité des patients doit être une priorité politique » (Xavier Bertrand)
Parmi les recommandations :
- La gestion des risques devrait être confiée à un professionnel indépendant dans chaque hôpital.
- Un montant forfaifaire de 700EU pour aider les victimes à financer leur frais d’avocat ou de médecin conseil.
- La création d’un diplôme d’infirmière hygiéniste
- Une campagne nationale orchestrée par le ministère de la Santé « demandez-moi si je me suis lavé les mains »
Ces états généraux ont permis aux victimes de s’exprimer en présence de nombreux représentants du monde de la santé, professionnels, administrateurs, fonctionnaires etc.
Jean-Michel Ceretti, fondateur du Lien et organisateur de l’événement a souligné que les directeurs d’hôpital ne doivent pas seulement être jugés sur leur capacité budgétaire mais sur la sécurité des patients de leur établissement. Il souligne que l’hygiène n’est pas enseignée dans les facultés de médecine et que même si en France, il y a eu du progrès dans la lutte contre les IN, un long chemin reste à faire.
Rappelons que selon les dernières statistiques nationales, 5% des malades hospitalisés (soit 1 sur 20) contractent une IN. Le taux de SARM, une des bactéries la plus présente et dangereuse, a baissé de 38%.
La France, sous la pression des usagers et du LIEN, a mis en place de nombreuses mesures qui ont considérablement amélioré la situation et surtout engagé le monde médical dans un changement de culture. Les pouvoirs publics ont accepté de jouer la carte de la transparence en mettant en place un système de publication des IN avec des indicateurs fiables. Les mesures d’hygiène de base et leur application systématique ont été renforcées et largement publicisées. En 2002, la loi a reconnu l’indemnisation des victimes.
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