Comment nous aider

Séjour à l'hôpital ? Protégez-vous !

Autres Associations

ADVIN et les médias

Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.

Notre mission

Accueil
AU QUEBEC, DEUX CENTRES HOSPITALIERS À FÉLICITER

Jusqu’à 80% et plus des infections nosocomiales sont évitables. Deux hôpitaux du Québec en font la démonstration : le CHU de Sherbrooke et le Centre Hospitalier Le Gardeur qui en 3 ans ont fait baisser leur taux d'IN de 80% en moyenne.

Nous les remercions de nous avoir permis de publier leurs résultats

 

«1.4 million de personnes sont victimes chaque jour d’une IN dans le monde… Nous pouvons faire baisser ces chiffres de façon spectaculaire. (OMS. Centre des médias – 10 novembre 2006)»

Au Québec, 1 patient hospitalisé sur 10 est victime d’une IN. Cela représente 90,000 victimes chaque année et 4,000 décès, soit 240 victimes et 11 décès chaque jour, plus que pour le cancer du sein, le sida et les accidents de la route.

 Pourtant deux hôpitaux, le Centre Hospitalier Le Gardeur, et le Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke ont montré depuis 3 ans que jusqu’à 80% et plus des IN pouvaient être évitées. .

Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (700 lits), entre 2003-2004 et 2006-2007 :

  • le nombre de cas de SARM (Staphylocoque doré résistant à la Méthicilline) est passé de 245 (9.3/1,000 admissions) à 84 (3.1/1,000 admissions). Soit une diminution de 66%.
  • le nombre de cas de C.difficile est passé de 360 (15.1/1,000 admissions à 61 (2.3/1,000 admissions) soit une diminution de 83%.
  • Le coût d’une IN au SARM est estimé à 15,000 $ pour une durée additionnelle moyenne de séjour de 14 jours. Le coût de la prévention est par contre de 1,400 $/patient (10 fois moins). Pour cette seule infection, le coût des traitements est passé en 3 ans de 3,670,000 $ à 1,260,000 $ (moins     2,415,000 $). Le nombre de journées d’hospitalisation est passé de 3,340 à 1,176. On considère qu’un lit = 300 journées d’hospitalisation. Ce sont donc 2,254 journées d’hospitalisation et 241 lits qui ont été récupérés pour désengorger les urgences et diminuer les listes d’attente.
  • Pour le C.difficile, le coût additionnel/patient est estimé à 10,000 – 12,000 $ (J. Pépin et al. JAMA – 13 août 2004). Les coûts générés par cette IN sont donc passés en 3 ans de 3,600,000 – 4,320,000 $ à 610,000 – 732,000 $, soit une diminution de 2,990,000 à 3,588,000 $.

En 2004, le conseil d’administration a investit 2,681,397 $ dans la prévention des IN.

L’Hôpital Le Gardeur (250 lits) a mis en place en 2003 un programme renforcé d’hygiène des mains qui complète les mesures de prévention déjà prises en 1998, 2000 et 2002.

  • Sous la surveillance de l’équipe de prévention des IN, une équipe de préposés procède au lavage des mains et à la sensibilisation des patients et des visiteurs plusieurs fois par jour.
  • Pour le SARM, le nombre de cas est passé de 108 en 2002-2003 (10.6/1,000 admissions) à 13 en 2005-2006 (1.0/1,000 admissions) soit une diminution de 88%. La mortalité directe est passée de 0.7/1,000 admissions à 0/1,000 admissions.
  • Pour le C.difficile, devant la persistance d’une morbidité et d’une mortalité élevées (>25 cas/1,000 admissions) les mesures de prévention ont été complétées par la prescription systématique de probiotiques en complément de chaque antibiothérapie.
  • Entre février 2004 et août 2005, l’incidence totale des cas de C.difficile a diminué de 73% (de 18.4/1,000 admissions à 5.0/1,000 admissions). L’incidence des cas graves a diminué de 94% (de 5.1/1,000 admissions à 0.3/1,000 admissions). Le nombre de rechutes a diminué de 39%, celui des décès est passé de 10 à 1.

La population du Québec est en droit de demander pourquoi, avec les mêmes contraintes, certains hôpitaux offrent des soins sécuritaires et pas les autres.

 
 
< Précédent   Suivant >