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Le 3 octobre 2007, L’Institut Canadien pour la Sécurité des Patients (ICSP) a lancé une campagne d’hygiène des mains basée sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : «Un soin propre est un soin plus sur» (OMS – Défi Mondial pour la Sécurité des Patients – octobre 2005).
Cela fait maintenant 160 ans, bien avant la découverte des bactéries par Louis Pasteur, que l’on sait que se laver les mains avant de toucher un patient peut lui sauver la vie. Mais actuellement, au Québec comme ailleurs, moins de 50% du personnel soignant respecte cette mesure d’hygiène et au premier chef les médecins.
Pourtant, les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques, certaines mêmes à tous les antibiotiques habituels. Les maladies infectieuses sont ainsi devenues la deuxième cause de mortalité dans le monde et les infections nosocomiales une priorité de santé publique. Elles ne peuvent être évitées que par des mesures rigoureuses de prévention et en premier lieu le respect rigoureux de l’hygiène des mains.
La campagne de l’ICSP reprend les recommandations de l’OMS.
- Le lavage Des mains est obligatoire :
- avant tout contact avec un patient ou son environnement
- avant toute procédure de soins exigeant des mesures d’asepsie
- après exposition à des liquides organiques (sang, urine, etc…)
Au Québec, le 3 octobre 2007, l’hôpital Pierre Le Gardeur a présenté les résultats de son programme de lavage des mains mis en place en avril 2003. 95% des infections au SARM ont été évitées. Pour améliorer encore plus ces résultats, les patients et les visiteurs sont maintenant appelés à participer à ce programme. Ils sont informés de leur droit de demander au personnel de se laver les mains avant de les toucher. Et ce dernier porte un badge «Demandez-le moi».
A quand une campagne d’hygiène des mains dans tous les établissements de santé du Québec avec la participation des usagers, de la population et des médias ? C’est une des recommandations d’Advin dans le mémoire remis à la Coroner pendant son enquête sur les décès dus au C.difficile à Saint-Hyacinthe.
C’est aussi une des recommandations du Rapport du Comité sur la prévention et le contrôle des IN (avril 2005) :
Le Ministre de la Santé et des Services Sociaux doit accorder une haute priorité à la prévention et au contrôle des IN. Il doit prendre le leadership du développement d’une culture de la sécurité, de la prévention et de la transparence tant auprès des directions de son ministère que des agences régionales et des établissements (recommandation 47).
Le Directeur National de la Santé Publique doit préparer des campagnes de promotion d’habitudes sécuritaires tant auprès des médecins et des personnels des établissements que la population : lavage des mains etc… (recommandation 57). |