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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.

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MENACE D’UNE PANDEMIE DUE (SARM).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et tous les experts internationaux s’accordent pour lancer un cri d’alarme sur la menace du risque infectieux pour la santé des populations dans le monde entier. Il y a 40 ans, on a cru avoir vaincu les maladies infectieuses grâce aux antibiotiques. Actuellement, elles sont redevenues la deuxième cause de mortalité dans le monde, avec l’augmentation constante des germes devenus résistants aux traitements.

«Si les pays ne réagissent pas de toute urgence, un nombre croissant de personnes mourront d’infections que les traitements permettaient autrefois de guérir» (Conseil Consultatif des Académies Scientifiques Européennes – 20 juin 2007).

Il faut être conscient que 2 milliards de personnes voyagent par avion chaque année et peuvent transporter des germes dangereux en quelques heures d’un pays à l’autre.

Le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la Méthicilline) est à l’heure actuelle la bactérie qui apparaît la plus à risque de provoquer une pandémie. Environ 2 milliards de personnes sont colonisées par le Staphylococcus aureus, dont de 2 millions à 52 millions par le SARM. (Colonisé : porteur sain de la bactérie. Sans infection clinique). Autrefois strictement hospitalière, l’infection au SARM se retrouve maintenant dans la communauté où elle a été transmise par des patients infectés ou simplement colonisés pendant leur séjour à l’hôpital. 52% des patients indemnes de SARM à l’admission sont colonisés au cours de leur séjour hospitalier en l’absence de dépistage et d’isolement des patients à risque à l’admission.

Il y a plus de 10 ans, une autre souche de SARM, différente de la souche hospitalière est apparue dans la communauté. Signalée d’abord en Australie chez les autochtones, elle s’est répandue depuis à travers le monde. Elle atteint plus particulièrement des enfants et des adultes jeunes, sans hospitalisation préalable dans les mois précédents. Cette souche peut être porteuse de toxines très virulentes et mortelles en quelques jours par choc toxique ou destruction des tissus, en particulier des poumons.

Face à cette situation inquiétante, la bonne nouvelle est que jusqu’à 95% des IN au SARM sont évitables par des mesures simples et peu coûteuses, à commencer par l’hygiène des mains : le personnel soignant doit impérativement se laver les mains avant et après tout contact avec un patient.

La situation au Québec ;

Nous ne connaissons pas le nombre exact de victimes et de décès dus au SARM aussi bien en milieu hospitalier que dans la communauté. Aucun avertissement ou recommandation ne sont donnés au public pour éviter les infections au SARM dans la communauté. Pourtant 500 cas de SARM communautaires ont été signalés en Alberta en mars 2007.

Pourtant les résultats obtenus par certains hôpitaux sont significatifs et parfois spectaculaires. Entre 2003 et 2007, le nombre de cas de SARM a diminué de 95% à l’hôpital Le Gardeur et de 66% au CHU de Sherbrooke.

La situation aux Etats-Unis :

Journal of American Medical Association (15 octobre 2007) : en 2005, l’incidence du SARM était de 38.8 / 100,000 avec un taux de mortalité de 6.3 / 100,000. Cela représente plus de 94,000 cas / an et 19,000 décès. L’enquête a été menée dans 9 régions représentant 16.5 millions de personnes (5.6% de la population des Etats-Unis).

Association for Professionals in Infection Control and Epidemiology – APIC (juin 2007). Une enquête de prévalence sur le SARM a été menée en Décembre 2006 dans 1,237 établissements des 50 états américains (21% des établissements de santé). Elle a concerné 187,058 patients. 4.6% d’entre eux étaient soit infectés par le SARM (3.4%), soit colonisés (1.2%) et donc susceptibles de développer une infection.

En mai 2007, le Parkland Memorial Hospital au Texas signalait avoir traité 1,200 cas de SARM en 2006.

En octobre 2007, les services de santé du Kansas indiquaient que chaque jour 50 patients étaient mis en isolement pour une infection nosocomiale, en particulier le SARM.

La situation en Europe :

Décembre 2005 – Rapport annuel du système européen de surveillance de la résistance aux antimicrobiens : pour la sixième année, la prévalence du SARM augmente dans les pays européens sauf en France et en Slovénie où il a diminué.

Grande-Bretagne (octobre 2007) : le ministère de la santé publie un rapport sur les IN. Il indique que de 1990 à 2005, le nombre des seules bactériémies au SARM est passé de moins de 100 à plus de 8000. En 6 mois (octobre 2005 – mars 2006) 3,157 nouveaux cas ont été signalés.

Danemark (Journal Emerging Infections Diseases – août 2007) : dans la seule ville de Copenhague, le nombre de cas de SARM était inférieur à 15 / an en 2002. Il est passé à 33 en 2003 et 110 en 2004. En 2004, 71% des cas étaient acquis dans la communauté et dans 86% des cas la souche isolée était la souche USA 300, provenant des Etats-Unis.

Autriche (Eurosurveillance – 25 octobre 2007) : cette souche USA 300 vient d’être découverte chez un postier traitant le courrier en provenance des Etats-Unis ; un étudiant américain venu étudier en Autriche et un autre étudiant en provenance d’Amérique Centrale.

France (enquête de prévalence sur les IN – Juin 2006). Elle a concerné 358,467 patients et 95% des lits d’hospitalisation. 4.97% des patients présentaient une IN. 19% étaient dues au Staphylococcus aureus dont 52% au SARM. Entre 2001 et 2006, l’incidence du SARM a diminué de 38%.

 
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