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Chaque année au Canada, 250,000 personnes sont victimes d’une IN et de 8,000 à 12,000 en meurent.
Le 18 octobre 2007, au cours d’un symposium sur les maladies infectieuses, les données suivantes ont été publiées par : l’Institut Canadien pour la Sécurité des Patients (ICSP), la Canadian Foundation of Medical Microbiologists and Infections Diseases (AMMI), la Community and Hospital Infection Control Association (CHICA), la Canadian Association for Clinical Microbiology and Infections Diseases (CACMID) et l’International Center for Infections Diseases (ICID).
Un canadien hospitalisé sur 9 (11%) est victime d’une infection nosocomiale, soit environ 250,000 victimes et 8,000 à 12,000 décès par an. Pour le Québec, cela représente plus de 90,000 victimes par an.
Les patients qui meurent pendant leur traitement pour un cancer ou une maladie cardiaque, meurent habituellement d’une IN.
40% de tous les enfants et adultes hospitalisés pour une chimiothérapie sont victimes d’une IN et 3.5% en meurent.
Le coût additionnel d’une IN varie de 12,000 à 35,000 dollars par patient, soit une moyenne de 23,500$.
Pour les 90'000 victimes québécoises, cela représente environ 2 milliards $ pour traiter des infections dont on sait que jusqu’à 95% peuvent être évitées.
C’est un véritable gaspillage des ressources affectées au budget de la santé et qui sont financées par les taxes et les impôts payés par les citoyens. Sans parler des coûts des autres accidents médicaux évitables comme par exemple les accidents médicamenteux.
Ces chiffres confirment les données québécoises les plus récentes qui évaluent à près de 900 millions $ par an les coûts additionnels générés par les deux seules infections du site opératoire et les bactériémies associées aux cathéters veineux centraux qui ne représentent que moins de 30% du total des IN. |