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Le modèle Genevois de prévention des IN basé sur l’hygiène des soins - «Un soin propre est un soin plus sur» - a été adopté par de nombreux pays. L’hygiène des mains est un élément clef de cette prévention mais son application est parsemée d’obstacles.
Une infirmière dans une unité de soins intensifs doit, pour bien faire, se laver les mains 22 fois par heure. Si elle utilise de l’eau et du savon, il faut une minute et demi pour bien éliminer les bactéries. C’est impossible compte tenu de la charge de travail. D’où l’intérêt des solutions hydroalcooliques qui ne demandent en moyenne que 15 secondes pour le même résultat. Elles ont aussi l’avantage d’être moins agressives pour la peau et de pouvoir comporter des agents protecteurs. Mais pour atteindre cette efficacité, la solution doit être à portée de mains de l’infirmière. Dans le corridor ou à l’entrée de la chambre, c’est trop loin. On a donc mis au point des flacons plats que le personnel peut porter dans la poche.
Mais la simple mise à disposition de l’alcool n’est pas suffisante. Pour modifier les procédures de soins dans une institution, il ne suffit pas de dire qu’on va les changer. Il faut convaincre le personnel des bienfaits du changement. A Genève, on a mis en place un système de surveillance dont les résultats sont régulièrement communiqués au personnel, avec également une campagne d’affichage. L’implication constante de la direction de l’établissement est également nécessaire. En 2006, en 4 mois de campagne d’hygiène des mains dans 116 hôpitaux suisses, le nombre d’IN a diminué de 25% (17,000 victimes en moins et 60 millions CHF économisés).
Actuellement, sous l’impulsion de l’OMS (Défi Mondial pour la Sécurité des Patients – octobre 2005), 50 pays de tous les continents ont adhéré au modèle genevois. Ils représentent 75% de la population. Les meilleurs résultats ont été obtenus dans les pays qui ont fait de ce programme une stratégie nationale et où les ministres de la santé se sont personnellement engagés.
Suisse (Source – Tribune de Genève – 7 septembre 2007).
Pour améliorer les contacts avec les patients et leurs familles, les hôpitaux universitaires de Genève ont mis en place deux mesures :
dans le hall d’entrée des hôpitaux un «bureau de médiation interne» reçoit les patients et leurs familles qui ont une plainte à formuler et n’ont pas obtenu de réponse du personnel soignant
une permanence de l’Organisation Suisse des Patients est également mise en place dans chaque hôpital. |