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Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

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ETATS-UNIS : DERNIERES NOUVELLES SUR LE SARM
Ecrit par Jacques Besson   
26-12-2007

Le journal «Emerging Infections Diseases» du 13 décembre 2007 publie une étude sur l’évolution du SARM aux Etats-Unis entre 1999 et 2005. Limitée aux seuls établissements de soins aigus, elle ne donne, suivant les auteurs eux-mêmes, qu’une vue incomplète de la situation réelle. Elle montre toutefois qu’aux Etats-Unis, le SARM est maintenant à l’état endémique dans les hôpitaux avec parfois des poussées épidémiques, et que la souche dite communautaire de cette bactérie est en augmentation constante chez les personnes n’ayant eu aucun contact récent avec le milieu hospitalier.

Ainsi, entre 1999 et 2005 :
 

Le nombre d’hospitalisations aux Etats-Unis est passé de :

 
32.1 millions à 34.7 millions (plus 8%)
 
 

Le nombre d’infections au Staphylococcus aureus (S.aureus) est passé lui de :

 
294,570 à 477,927 (plus 62 %)
 
 

Le nombre d’infections à la souche résistante de S.aureus (SARM) a augmenté de

 
127,036 à 278,202 (plus 119%)
 
 
Le nombre de septicémies dues au SARM est passé de :
 
31,044 à 56,248 (plus 81.2%)
 
 
Le nombre de pneumonies dues au SARM a augmenté de :
 
30,632 à 36,540 (plus 19.3%)
 
 
Le nombre des autres IN dues au SARM a augmenté de :
 
65,631 à 181,415 (plus 176%)
 
 

Le nombre de décès directement liés au S.aureus est resté relativement stable : environ plus de 11,000.

 

Mais le nombre de décès où la bactérie a joué un rôle aggravant a augmenté :

 
de 24,715 à 29,164 (plus 18%) pour S.aureus
 
de 11,240 à 17,260 (plus 53%) pour le SARM
 

Dans les seules unités de soins intensifs (USI), jusqu’à 64.4% des infections au S.aureus sont provoquées par la souche résistante (SARM).

 

Enfin on assiste à une augmentation constante des cas de SARM, plus rapide dans la communauté que dans les hôpitaux. La population est devenue un réservoir de SARM à l’origine d’IN en milieu hospitalier.

 

En ce qui concerne les coûts, cette même étude indique qu’une IN au SARM génère des coûts additionnels estimés de 3000 $ à 35,000 $US par patient soit un coût total de 830 millions à 9.7 milliards. Et cela sans tenir compte des coûts indirects (perte d’emploi, de revenus, invalidité etc…). Une autre conséquence majeure de cette augmentation des cas de SARM hospitalier et communautaire est l’augmentation concomitante des recours à l’antibiotique Vancomycine qui reste toujours le traitement de première ligne de cette infection. Il en résulte l’augmentation du nombre de souches résistantes à cet antibiotique comme c’est déjà le cas pour l’entérocoque, ce qui pose un problème majeur pour le traitement de ces infections. Les auteurs de l’article concluent à la nécessité de respecter rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle, en particulier l’hygiène des mains, aussi bien en milieu hospitalier que dans tous les établissements de santé y compris les services de soins externes. Ils insistent sur l’importance des programmes de contrôle de l’antibiothérapie. Toutes ces mesures doivent également s’appliquer dans la communauté et plus particulièrement les écoles, les prisons, et chez les patients à haut risque : enfants, personnes âgées, immuno déprimés, etc… Enfin, les médecins doivent être sensibilisés à l’importance de ce problème et considérer le SARM comme la cause principale des infections de la peau et des tissus mous, même dans les milieux où l’incidence du SARM est habituellement considérée comme faible.

 
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