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Une IN trop souvent oubliée : l’infection urinaire chez les patients ayant un cathéter vésical à demeure.
Un article du journal «Clinical Infection Diseases» (15 janvier 2008) vient de rappeler l’importance des infections urinaires sur cathéter et le manque de surveillance de ces IN dans les hôpitaux américains.
Pourtant ces IN sont les plus fréquentes, entre 30% et 40% de toutes les IN, bien avant les pneumonies, les bactériémies et les infections du site opératoire. Environ 80% des bactériémies secondaires à une autre infection sont d’origine urinaire, avec un taux de mortalité de 12%.
Aux Etats-Unis, en 2005, dans l’état de Pennsylvanie, le taux de mortalité de ces IN est évalué à 8.7%. L’augmentation de la durée de séjour est de 12 jours par rapport à un patient non infecté (16.8 jours contre 4.5 jours). Et le coût additionnel moyen est de 123,725 $ contre 31,189 $ pour un patient non infecté.
Pourtant, la très grande majorité de ces IN urinaires est évitable. Au Québec, entre 2002 et 2006, à l’hôpital Le Gardeur par exemple, le nombre d’infections urinaires dues au SARM a diminué de 87%.
Les moyens de prévention sont connus. En dehors des mesures d’hygiène au moment de la pose du cathéter ou de l’utilisation de cathéters antimicrobiens, les auteurs de l’article insistent sur la nécessité de limiter le nombre de jours d’utilisation du cathéter vésical. En effet, le nombre d’infections urinaires augmente avec la durée d’utilisation. A cet effet, deux mesures sont recommandées.
Demander chaque jour aux médecins si l’utilisation du cathéter est toujours nécessaire :
Conseiller aux patients et à leurs familles de demander eux-mêmes chaque jour aux médecins et aux infirmières si le cathéter doit rester en place.
Cela fait partie de la politique de participation active des patients et de leurs familles à leurs soins de santé recommandée par l’OMS et les spécialistes du contrôle et de la prévention des IN et des autres accidents médicaux. |