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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

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AVRIL 2008, LES IN DANS LE MONDE
Ecrit par Jacques Besson   
04-05-2008

Etats-Unis. Le débat sur les IN se déplace au congrès. Le «US Government Accountability Office» du Congrès des États-Unis a publié le 16 avril 2008 un rapport qui presse le Département Fédéral de la Santé de s’impliquer davantage dans le contrôle de la prévention des IN.

 Il demande également d’améliorer la surveillance et la collecte de données sur ces infections pour une meilleure connaissance de leur importance et de leurs conséquences au niveau national. Il demande également le vote de lois obligeant à publier les données sur les IN au niveau national à partir de normes standardisées pour tous les établissements. Ces lois devraient aussi définir le nombre obligatoire de professionnels en prévention par nombre de lits d’hospitalisation, soit un pour 100 lits.

 

En janvier 2008, 22 états américains ont déjà voté des lois obligeant les hôpitaux à publier régulièrement leurs données sur les IN.

 

Commentant ce rapport, l’«Association for Professionnals in Infections Control and Epidemiology» (APIC) a publié le 17 avril 2008 un communiqué où elle remarque :

 

Qu’il est maintenant scientifiquement et cliniquement prouvé que les IN, jusque là considérées comme inévitables, peuvent être évitées. Mais que encore trop d’établissements n’ont toujours pas mis en place les mesures de prévention et de contrôle dont l’efficacité est prouvée.

 

Que notre arsenal d’antibiotiques diminue et est moins efficace, et qu’il est impératif que tous les professionnels de santé, gestionnaires, décideurs, praticiens s’engagent fermement dans une politique de prévention.

 

Que le succès de cette politique dépend d’un engagement très fort des dirigeants tant au niveau administratif que clinique, d’une véritable intégration des mesures de contrôle des IN dans l’organisation et le fonctionnement des établissements, et de l’attribution adéquate des ressources humaines, matérielles et budgétaires.

 

L’APIC demande également à tous les dirigeants des services de santé d’adhérer à son programme «objectif théorique de zéro infection», pour ramener le taux d’IN dans tous les établissements au minimum irréductible.

 
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