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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.

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DES NOUVELLES DE DIFFÉRENTS PAYS
Ecrit par Jacques Besson   
24-07-2008
 

Algérie : baisse de 70% des IN depuis 2001.

Australie - La prévention des IN : encore et toujours un problème de gestion à long terme.

Belgique. Diminution de moitié du nombre d’IN entre 2003 et 2007.

 

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Algérie : baisse de 70% des IN depuis 2001.

Source : El Moudjahid – 10 juin 2008

 

Depuis 2001, le Centre Hospitalier Universitaire de Blida et plusieurs autres hôpitaux ont réduit leur taux d’IN de 9.5% à 3%. Comment ? : en appliquant un programme rigoureux d’hygiène et de prévention. En Algérie, le coût moyen d’une IN est estimé à 93,000 dinars tandis que la prévention est 9 fois moins coûteuse. En 2008, le gouvernement algérien consacre 550 millions de dinars, une augmentation de 10% par rapport à 2007. Le budget de la santé en Algérie représente 5 milliards de dollars US, soit 186 dollars par habitant. Il se situe parmi les 10 pays africains dépensant le plus pour la santé.

 
 

Australie - La prévention des IN : encore et toujours un problème de gestion à long terme.

Source : News Medical Net – 24 juin 2008
 

Des chercheurs de l’Université du Queensland en Australie ont montré que la recherche d’une meilleure efficacité des systèmes de santé en réduisant le nombre de lits d’hospitalisation et en augmentant le taux de renouvellement des patients aggrave les tensions sur le système de soins avec des effets secondaires non désirés. Avec l’augmentation de la population et du nombre de personnes âgées, le problème ne peut aller qu’en s’aggravant.

 

Plusieurs études sur le développement de la résistance aux traitements des germes responsables d’IN montrent également que l’encombrement des hôpitaux fonctionnant à pleine capacité favorise l’éclosion des IN au SARM (Staphylococcus aureus résistant à la Méthicilline) et autres germes responsables d’infections graves et souvent mortelles. Ces mêmes études montrent également que les médecins, les infirmières et autres personnels au contact avec les malades ne se lavent pas les mains aussi souvent qu’ils le devraient et que le manque de personnel et la surcharge de travail qui en résulte aggravent cette situation, mettant en péril la sécurité des patients.

 

De même, les hôpitaux surchargés sont incapables d’isoler correctement les patients infectés ou simplement colonisés par le SARM et autres bactéries dangereuses, ce qui aggrave le risque d’IN. En Australie, le nombre de lits hospitaliers par habitant a baissé de 40% entre 1982 et 2000, tandis que le nombre de patients augmentait de 14%. Il en résulte une augmentation du nombre de patients traités en une journée et qui auraient du être hospitalisés. En plus, l’âge moyen des infirmières augmente, pouvant faire craindre une pénurie. Aux Etats-Unis, il est passé de 37.4 ans en 1983 à 46.8 ans en 2004.

 

Cet ensemble d’éléments se retrouve en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada.

 

La conclusion de cette étude est qu’il faudrait prévoir une augmentation des lits d’hospitalisation de 70% à 130% d’ici 2050. S’ajoutant au manque de personnel soignant, cette situation risque d’avoir des conséquences graves pour la sécurité des patients hospitalisés si rien n’est fait dès maintenant.

 
 

Belgique. Diminution de moitié du nombre d’IN entre 2003 et 2007.

Source : Sciences et Santé. 27 mai 2008.
 

En 2003, 4.2 patients sur 1,000 étaient touchés par une IN, soit plus de 110,000 victimes et 3,000 décès.

 

Au premier semestre 2007, à peine 2.2 patients sur 1,000 en ont été victimes.

 

Au premier plan des raisons de ce succès, la politique d’hygiène des mains dans les hôpitaux et la diminution de 30% des prescriptions d’antibiotiques. 70% du personnel soignant se lavent maintenant les mains avant de soigner un patient.

 
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