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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

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ÉTATS-UNIS : DÉPISTAGE DU SARM, PRÉVENTION, MEILLEURES PRODÉDURES, HYGIÈNE

1/ La prévention des IN : Importance de dépister tous les patients. pour le SARM, à l’admission

 

2/ Californie, un record :  aucune bactériémie nosocomiale en 15 mois dans un hôpital.

 

3/ New York : contrôle des IN dans les unités de soins intensifs des hôpitaux publics.

 

4/ TRAVAIL D’ÉQUIPE : la collaboration entre hôpitaux permet de mieux contrôler les IN et de sauver des vies.

 

5/ Campagne pour l’hygiène des mains.

 

6/ Dépistage du SARM à l’admission

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1/ La prévention des IN : Importance de dépister tous les patients. pour le SARM, à l’admission

Source : Clinical Infection Diseases – 15 juillet 2008 -47

 

Les personnes colonisées par le SARM depuis plus d’un an ont un risque élevé de développer une infection active à cette bactérie et d’en mourir. Elles doivent faire l’objet de mesures de prévention au même titre que celles infectées récemment. Dans cette étude, 65 (23%) des 281 sujets identifiés porteurs du SARM depuis 1 an ont développé une infection à cette bactérie dans l’année ayant suivi leur identification. Les pneumonies représentent 39% de ces infections, les infections des tissus mous (peau, muscles) 14%, et les bactériémies (infections du sang) 14%. 14 décès ont été relevés (21.5%).

 
 
 

2/ Etats-Unis : Aucune bactériémie nosocomiale en 15 mois dans un hôpital de Californie.

Source : Nurse.com - 24 mars 2008
 

En 2005, le Sutter Roseville Medical Center en Californie a répertorié 11 cas de bactériémies (infections du sang) après la pose d’un cathéter veineux central. 15 mois après, aucune bactériémie n’est survenue sur les 4,000 cathéters posés pendant cette période. Ce résultat a été obtenu par la création d’une équipe d’infirmières spécialisées dans la technique de pose de cathéters veineux centraux guidés par ultra sons, dans des conditions d’asepsie chirurgicale maximales. La même équipe surveille quotidiennement les cathéters et leur utilisation.

 
 
 

3/ Etats-Unis : Contrôle des IN dans les unités de soins intensifs des hôpitaux publics de New York.

Source : The New York Times - 19 mai 2008.

 

Depuis 2005, dans 11 hôpitaux publics de New York, les taux de bactériémies associées aux cathéters veineux centraux (BCVC) ont diminué de 55%, et ceux de pneumonie sous ventilation assistée (PVA) de 78%. Auparavant, les infections étaient considérées comme des dommages collatéraux inévitables des techniques médicales modernes, et peu de personnes se questionnaient sur leur prévalence, les morts qui en résultaient, ni sur leurs conséquences financières et l’occupation de lits au détriment d’autres patients. La décision du Medicare et des assureurs privés de ne plus rembourser les coûts de 8 accidents médicaux évitables, dont les BCVC et les PVA, a obligé ces 11 hôpitaux à revoir leur politique de gestion des risques associés aux soins. C’est la méthode dite de la «liste de contrôle» (check-list) du Dr. Pronovost de l’Université John Hopkins qui a été adoptée. Il s’agit d’une liste de procédures à suivre chronologiquement pour poser un cathéter veineux central ou une ventilation assistée. Par exemple, pour un cathéter veineux central : lavage des mains, mettre un bonnet, un masque, une blouse et des gants stériles, couvrir le patient de la tête aux pieds avec un drap stérile, désinfecter la peau avec de la chlorexhydrine, maintenir le champ opératoire stérile, utiliser des pansements stériles. De plus une personne, généralement une infirmière, surveille le respect de ce protocole et coche sur la liste de contrôle chaque étape effectuée. Elle interrompt si nécessaire le processus si une étape est oubliée.

 

Selon le Dr. Alan Aviles, président de la corporation des 11 hôpitaux publics de la ville de New York, les soins techniques en soins intensifs sont de plus en plus complexes de sorte que les gestes simples permettant d’éviter les infections sont négligés, parce que leur efficacité est sous-estimée.

 

Dans un de ces 11 hôpitaux, le Centre Médical de Woodhull, on a placé une grande affiche dans le hall d’entrée avec : «Des mains propres sauvent des vies». A la porte de chaque chambre de soins intensifs est placé un flacon de désinfectant pour les mains avec une autre affiche représentant les 10 doigts et l’inscription : «quels sont les principaux porteurs de germes infectieux».

 

En plus, les patients sont encouragés à demander au personnel soignant de se laver les mains avant de le toucher, et celui-ci à répondre poliment merci.

 
 
 

4/ Etats-Unis : La collaboration entre hôpitaux permet de mieux contrôler les IN et de sauver des vies.

Source : San Francisco Business Times. 21 avril 2008 «Beacon Collaborative», une association volontaire de 39 hôpitaux de 5 comtés de la Baie de San Francisco, annonce qu’en moins de deux ans, ces hôpitaux ont évité 60% des cas de pneumonie sous ventilation assistée (PVA) et 66% des bactériémies associées aux cathéters veineux centraux (BCVC). Au total, 720 IN ont été ainsi évitées, 194 vies sauvées et 4 millions $ US économisés. Même si ces 39 hôpitaux sont en compétition au sein de leur communauté, leur collaboration leur permet de partager leurs expériences et d’apprendre les uns des autres pour adopter les meilleures pratiques de soins les plus sécuritaires.

 
 
 

5/ Etats-Unis : Campagne pour l’hygiène des mains.

L’hygiène des mains a été au programme du 35ème congrès annuel de l’APIC (Association for Professionals in Infections Control and Epidemiology) qui s’est tenu à Denver à la mi-juin 2008. L’APIC est une association internationale qui regroupe plus de 11,000 adhérents à travers le monde. A cette occasion, il a été rappelé que les mains du personnel soignant sont le principal vecteur de transmission des infections associées aux soins, et que de plus en plus de données confirment que l’hygiène des mains, a elle seule, permet de réduire de façon significative ces infections.

 

Malgré cela, l’OMS rappelle que seulement 40% des soignants se lavent les mains avant de toucher un patient.

 

Au cours de ce congrès, la Compagnie Medline Industries Inc. a présenté son programme national d’adhésion à l’hygiène des mains pour le personnel soignant. Il est basé sur l’utilisation de solutions antiseptiques additionnées de produits hydratants permettant d’éviter les effets secondaires de ces solutions, en particulier les sècheresses de la peau. Il comprend également un module de formation intensive du personnel et du matériel pour éduquer et sensibiliser les patients et le public à l’importance de l’hygiène des mains.

 

En juin 2008 également, l’état du Connecticut a lancé une campagne d’éducation de la population sur les infections associées aux soins de santé, l’importance de leur prévention et plus spécialement de l’hygiène des mains.

 

6/ Dépistage du SARM à l’admission

Source : Clinical Infection Diseases – 15 juillet 2008
 

Les personnes colonisées par le SARM depuis plus d’un an ont un risque élevé de développer une infection active à cette bactérie et d’en mourir. Elles doivent faire l’objet de mesures de prévention au même titre que celles infectées récemment. Dans cette étude, 65 (23%) des 281 sujets identifiés porteurs du SARM depuis 1 an ont développé une infection à cette bactérie dans l’année ayant suivi leur identification. Les pneumonies représentent 39% de ces infections, les infections des tissus mous (peau, muscles) 14%, et les bactériémies (infections du sang) 14%. 14 décès ont été relevés (21.5%).

 

 
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