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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

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JUILLET 2008 - LES IN AU CANADA

1/ Semaine Nationale de Contrôle des Infections 

2/ C.difficile : Dernières nouvelles
 

3/ Les canadiens sont mal protégés contre les urgences épidémiques.

1/ Semaine Nationale de Contrôle des Infections : 20–24 octobre 2008 – (CHICA – Canada)

 

Cette semaine de campagne de prévention des infections est organisée par l’«Association pour la prévention des infections à l’hôpital et dans la communauté» (CHICA – Canada).

 
Elle a pour principaux objectifs :
 

Améliorer la prise de conscience et la connaissance sur le rôle des spécialistes et des comités de prévention des infections.

 

Améliorer l’adhésion à l’hygiène des mains de tout le personnel des établissements de soins.

 

Éducation du personnel et promotion des mesures de prévention.

 

Mise en place des mesures les plus opportunes de contrôle des infections.

 
 

2/ C.difficile : Dernières nouvelles

 

Source : Journal de l’Association Médicale Canadienne (JAMC – CMAJ : 17 juin 2008)

 

En Ontario, en 20 mois, 22 décès dus à une IN au C.difficile ont été signalés au Joseph Brant Hospital de Burlington – 18 autres décès dus à la même IN ont eu lieu en 7 mois au Sault Area Hospital à Sault Sainte-Marie, 26 en 7 mois au Trillium Health Center de Mississauga et 19 en 5 mois au Royal Victoria Hospital à Barrie. Aucun de ces hôpitaux ne fait partie du réseau des 49 hôpitaux «Sentinelles» qui dans 9 provinces sont chargés de faire rapport au programme national de surveillance des infections.

 

A ce propos, cet article met en évidence le peu d’attention accordée à la lutte contre les IN par la plupart des hôpitaux. Il note également que la déclaration obligatoire du C.difficile en Ontario n’est pas prévue avant fin 2009, alors qu’elle est recommandée depuis 2004 par l’Association Médicale Canadienne et depuis 2006 par l’Agence Canadienne de Santé Publique. Même si l’Ontario a un excellent guide de prévention des IN, les nombreux cas de C.difficile montrent qu’il n’est pas respecté. Selon le Dr Howard Njoon, directeur de la prévention des maladies infectieuses de l’Agence de Santé Publique, la déclaration obligatoire et la publication des taux d’IN seraient un moyen efficace pour améliorer la qualité sécuritaire des soins dans les établissements de santé.

 
 

3/ Les canadiens sont mal protégés contre les urgences épidémiques.

 

Source : Journal de l’Association Médicale Canadienne (JAMC – CMAJ – 1er juillet 2008. Éditorial).

 

Trois fois en 10 ans – en 1999 – 2002 – 2008 – Le Vérificateur Général du Canada a dénoncé l’indolence des gouvernements fédéral et provinciaux dans la protection des canadiens contre les maladies infectieuses en général – (les IN sont des maladies infectieuses évitables dans la très grande majorité des cas). Personne ne peut ignorer le risque d’une épidémie massive de grippe aviaire annoncée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les responsables de la santé, au Québec comme ailleurs, devraient savoir que les IN sont devenues un problème de santé publique majeur et prioritaire (OMS – Octobre 2004). Les IN dues au SARM par exemple (Staphylococcus aureus résistant à la Méthicilline) font chaque année des dizaines de millions de victimes dans le monde, des dizaines de milliers au Canada et au Québec, aussi bien dans les hôpitaux que dans la communauté. Or, les gouvernements fédéral et provinciaux n’arrivent pas à s’entendre sur la façon de partager «l’information épidémiologique» en cas d’éclosion d’une épidémie. Au Québec, les premiers cas de l’épidémie de C.difficile sont apparus à Montréal pendant l’hiver 2001-2002. Mais il a fallu attendre mars 2004 pour que la Direction de la Santé Publique soit alertée et août 2004 pour la mise en place d’un système de surveillance du C.difficile. De plus, ce système ne s’adresse qu’aux 94 CH de soins de courte durée ayant plus de mille admissions par an. Les centres de soins de longue durée sont ignorés et le système ne permet pas de comptabiliser les décès !

 

On sait pourtant, comme le rappelle opportunément le JAMC, que l’information épidémiologique, c'est-à-dire l’échange d’informations entre établissements et entre pays, et leur publication, est au centre de tout système de contrôle efficace des épidémies. Il est indispensable pour appréhender dès son début l’importance et la gravité d’une épidémie et ce qu’il faut faire pour la contrôler. On considère que l’apparition dans une unité de soins de deux cas d’une infection, par exemple au SARM ou au C.difficile, doit faire craindre le début d’une éclosion potentiellement épidémique et doit faire l’objet d’un signalement. En effet, une personne infectée peut en infecter deux autres qui en infecteront 4 et ainsi de suite. En quelques jours, l’épidémie peut se développer de façon exponentielle et faire des dizaines voire des milliers de victimes. Le temps perdu avant l’échange d’information se traduit alors par des milliers de vies perdues.

 

Selon les lois fédérales canadiennes, si l’on trouve un poulet infecté par le virus de la grippe aviaire, la ferme incriminée sera mise en quarantaine, les fermes avoisinantes inspectées et si nécessaire mises aussi en quarantaine. Et quiconque dissimule l’épidémie sera puni. Mais si on découvre un humain atteint de la grippe aviaire, tant pis. La situation est la même pour les IN, aucune véritable information épidémiologique. Pourtant, la nouvelle souche virulente de C.difficile découverte en 2001-2002 serait originaire des Etats-Unis. Elle s’est étendue partout au Canada et aux Etats-Unis, et a gagné la Grande-Bretagne puis le reste de l’Europe. La souche communautaire de SARM a été décelée il y a plus de 10 ans en Australie, puis s’est installée aux Etats-Unis où elle est maintenant à l’état épidémique. Elle a maintenant gagné l’Europe. Qu’en est-il au Québec et au Canada ? On l’ignore parce que les responsables de la Santé Publique se refusent toujours à mettre en place un véritable système de surveillance et d’information épidémiologique.

 
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