Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales
Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital. Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital que d'un accident de la route?
C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.
Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.
Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.
PLUS DE 7000 CAS DE C.DIFFICILE PAR JOUR, AUX ÉTATS-UNIS
L'enquête de prévalence réalisée par l'APIC sur le C.
difficile entre mai et août 2008, révèle
que le taux d'infection à cette bactérie est de 6.5 à 20 fois plus élevé que
dans les estimations précédentes.
Cette enquête a été
réalisée dans 648 (12,5%) de tous les établissements de santé des États-Unis,
de toutes catégories, enfants, adultes, soins de courte et de longue durée,
rééducation etc.
Elle montre que :
Chaque jour, au moins 7 178 patients sont victimes
d'une infection au C.difficile. 13/1000 de tous les patients hospitalisés, soit
plus de 2.6 millions par an.
Entre 165 et 458 d'entre eux en meurent soit une estimation
de 60 000 à 160 000 décès par an.
La majorité des cas (84%) surviennent dans toutes les unités
de soins médicaux dans tout l'hôpital et pas seulement dans les unités
supposées les plus à risques comme les soins intensifs, chirurgicaux etc..).
73% des infection ont été acquises à l'hôpital
Les patients de 65 ans et plus sont davantage à risque ainsi
que ceux ayant séjourné récemment dans un établissement de soins quel qu'il
soit.
Le coût de ces infection sont estimés entre 17.6 millions et
51,5 millions de $US par jour soit de 6.5 à 18.7 milliard par an.
Ces coûts ne comprennent pas ceux générés par les soins en dehors de l'hôpital, dans
les résidences médicalisées pour
personnes âgées, les pertes d'emploi et de productivité, les souffrances du
patient et le temps passé par les personnels soignants pour les traiter.
L'APIC rappelle que prévenir le développement et la
transmission des infections à C. difficile
doit être une priorité majeure dans tous les établissements, que les
hôpitaux doivent dépister rapidement les
patients présentant une diarrhée sévère et, si le C.difficile est suspecté, les
placer en isolement avec les mesures barrières habituelles (blouses, gants etc....)
Ces résultats confirment la nécessité pour tous les systèmes
de santé, à commencer par ceux du Québec, de mettre en place un véritable système de surveillance de
toutes les IN. C'est seulement ainsi qu'on peut dépister rapidement, en temps
réel, toutes éclosion d'un In et de mettre en place les mesures de contrôle et
de prévention nécessaires.
Aucun système de cette ampleur n'existe actuellement au
Québec - le système de surveillance mis
en place en août 2004 ne répond pas à ces exigences.
Il ne concerne que 94 établissements de courte durée.
Il ignore les autres établissements, en particulier ceux de
soins de longue durée.
Il ne permet pas de connaître le nombre de décès.
Les résultats ne sont publiés qu'au bout de 3 mois et plus
Les résultats sont difficilement compréhensibles par les
usagers et le public.
Sources: 1- Association
for Professional In Infection Control and Epidemiology (APIC), National
prevalence study of C. difficil in the US Health Care Facilities - Nov.
11, 2008 / 2-
Consumers UnionPolicy Brief: Hospital
Acquired C. difficilInfections - 11.08