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Bienvenue à l'Association pour la Défense des Victimes d'Infections Nosocomiales

Tout le monde est amené un jour ou l'autre à fréquenter un hôpital.
Saviez-vous qu'on risque plus de mourir d'une bactérie contractée à l'hôpital  que d'un accident de la route?

C. difficile, SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) sont des infections nosocomiales et il y en a d'autres... Chaque année au Québec, 90 000 personnes en sont victimes dont au moins 4000 meurent.

 

Au moins 50% de ces IN pourraient être évitées par des mesures de contrôle et de prévention de base comme le lavage des mains et l'hygiène des hôpitaux.

Devenez membre de notre association... Ce faisant, vous contribuerez à l'amélioration des soins en milieu hospitalier et à en garantir la sureté.

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Hygiène des mains et prévention des Infections Nosocomiales
Ecrit par Christine Besson   
13-11-2005
Le 13 octobre 2005, l’Alliance Mondiale pour la Sécurité des Patients (Organisation Mondiale de la Santé) a lancé le « Défi mondial 2005-2006 » pour la sécurité des patients avec comme devise : « À bonne hygiène, bons soins : un soin propre est un soin plus sûr ». Elle rappelle que des mesures simples permettent de sauver des vies et que l’hygiène des mains demeure la mesure essentielle pour réduire les infections nosocomiales.

La campagne suisse d'hygiène des mains
La campagne belge d'hygiène des mains
Document de l'OMS
La campagne de prévention au Royaume-Uni "Think clean day"
Actuellement dans au moins la moitié des cas le personnel soignant ne respecte pas cette règle d’hygiène élémentaire, toujours selon l’OMS; et le Québec ne fait pas exception à la règle. Dans les soins critiques qui imposent une forte contrainte de temps et une lourde charge de travail, le taux d’observance peut chuter à 10%. Il est pourtant prouvé que cette mesure simple et peu coûteuse permet de diminuer, à elle seule, d’au moins 50% le nombre de ces infections.

Les causes de cette situation se retrouvent à tous les niveaux : manque de motivation et de formation des soignants, des cadres et des responsables; absence d’intervention au plan administratif et décisionnel, y compris aux gouvernements; absence de sensibilisation des patients…

Les outils pour remédier à cette situation sont connus. Seule manque la volonté de s’en servir. La culture de la sécurité des soins n’est pas la priorité. Il est temps d’agir.

À titre d’exemple, aux USA, l’APIC (Association des professionnels en contrôle des Infections) et la Commission d’accréditation des établissements de santé ont lancé une campagne pour encourager les patients à jouer un rôle actif dans la prévention des infections.

Il est demandé :
-aux soignants de se laver les mains entre chaque patient et de les en informer avant qu’ils soient obligés de le demander eux-mêmes.
-aux administrateurs de dégager les budgets nécessaires et de s’assurer que l’hygiène des mains soit respecté par tous.
-aux patients de demander au personnel soignant de se laver les mains avant de les toucher, de faire de l’hygiène des mains une pratique quotidienne pour eux-mêmes et leur famille. Ils doivent être un partenaire à part entière dans la protection de leur sécurité.
-aux médias de s’impliquer en rappelant au grand public l’importance de l’hygiène des mains. La pression du public et des médias est un élément essentiel de la lutte pour la sécurité des soins.

 
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