(Source: Radio-Canada) Une étude du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) recommande de diminuer les taux d'occupation des lits d'hôpitaux et d'embaucher davantage d'équipes de nettoyage pour lutter contre la prolifération des bactéries.
Tel que dénoncé par ADVIN depuis 4 ans, Les infections dans les soins de santé constituent la quatrième cause de décès au pays. En fait, un patient hospitalisé sur neuf contracte une infection. Une étude du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) révèle qu'entre 8500 et 12 000 Canadiens meurent d'une infection acquise en milieu de soins de santé chaque année.
Le rapport de la SCFP met en évidence la relation directe entre les lacunes dans le nettoyage et les infections hospitalières telles que C.difficile, SARM, ERV et autres.Le syndicat dénonce les nombreuses coupures dans les services d'entretien ou l'embauche d'entrepreneurs privés pour les assurer. Ce qui est interessant dans cette étude est qu'elle s'appuie sur de nombreux exemples dans d'autres pays où la lutte contre les IN a été entreprise avec beaucoup de détermination et des résultats signifiants.
Les conclusions du rapport rejoignent les demandes d'ADVIN pour une meilleure qualité et sécurité des soins de santé:
«La déclaration publique obligatoire des infections associées aux soins de santé et des décès connexes par les établissements et services de santé est nécessaire pour améliorer la transparence et la responsabilisation. Des mesures normalisées et des données sur les conséquences permettraient de réaliser des vérifications locales, provinciales et pancanadiennes, et permettraient également de comparer les établissements de soins de santé sur le plan de l’hygiène. Pour gagner la confiance de la population relativement aux établissements de soins de santé, il faut mettre des renseignements détaillés à sa disposition sur une base régulière.125
Les procédures en matière de surveillance et de déclaration des IASS sont inefficaces à l’échelle du Canada. Les efforts actuels du gouvernement fédéral pour faire le suivi de ces infections sont insuffisants et il semble que la situation soit en train de s’aggraver à cause d’un manque d’investissement et de leadership.126»
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