La France qui affichait en 2007 un des taux d'infection nosocomiale les plus bas en Europe -4,9%- constate que ce taux continue de diminuer en 2008 grâce aux nombreuses mesures mises en place par les hôpitaux et le Ministère de la Santé depuis au moins 5 ans.
Les "cinq indicateurs du tableau de bord des infections nosocomiales" dans les hôpitaux ont connu au total "une amélioration moyenne de l'ordre de 15 points, ce qui est considérable", a expliqué la ministre lors d'une conférence de presse.
Les taux d'infection du site opératoire, des infections à SARM, des infections urinaires, et des pneumopathies ont notamment marqué une baisse. Les procédures de signalement des ces infections continuent eux aussi de s'améliorer dans les hôpitaux. Deux tiers des hôpitaux réalisent des enquêtes d'incidence des infections nosocomiales et plus de 95% ont nommé un responsable des signalements. De grands progrès ont été noté en matière d'hygiène, en particulier celle des mains.
La loi oblige les établissements de santé, privés et publics, à mettre à disposition du public, à compter de janvier 2010, chaque année, les résultats de ces dix indicateurs de qualité et de sécurité des soins, c’est-à-dire les cinq indicateurs du tableau de bord des infections nosocomiales et les cinq indicateurs de qualité de la prise en charge.
Selon cette loi et les décrets qui en découlent, les hôpitaux sont assujetis à une obligation de transparence et cohérence en matière de qualité et de sécurité des soins. En cas de non-respect de cette obligation, à l’issue d’une procédure de mise en demeure et de recueil des explications du directeur de l’établissement, les directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) pourront prendre les mesures appropriées, et notamment une pénalité pouvant aller jusqu’à 0,1% du budget de l’établissement.
ADVIN tient à rappeler ses demandes pour une baisse des taux d'infections nosocomiales au Québec:
- nécessité de déclarer ces infections au même titre qu'on déclare les accidents médicaux
les hôpitaux québécois n'ont pas l'obligation d'avoir un comité des infections nosocomiales et la déclaration des infections nosocomiales reste aléatoire selon chaque hôpital. La plupart des hôpitaux n'ont aucune statistique en temps réel sur leur taux d'infections nosocomiales ni global ni par infection ou département. Comment peut-on améliorer ce qu'on ne connaît pas? Seul Le C.difficile fait l'objet d'une surveillance particulière. La direction de la Santé Publique a d'ailleurs noté le mois d'octobre passé, une baisse du taux de C.difficile attribué à l'importance accordée à l'hygiène des mains en raison de l'épidémie de grippe. Cela prouve hors de tout doute, la nécessité de maintenir et renforcer cette mesure sans jamais baisser la garde.
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