Il souligne avec vigueur l'énorme gaspillage qui résulte de l'incapacité des responsables - personnel médical comme administrateurs hospitaliers - à prévenir et contrôler les infections nosocomiales alors que les solutions sont parfaitement connues et applicables:l'application stricte de mesures d'hygiène. «It requires scrupulous adherence to simple but profoundly important practices like hand-washing, proper preparation of surgical sites and assiduous care and maintenance of central lines and urinary catheters. With these small steps, we would no longer have the suffering and death associated with infections acquired in hospitals and we would save tens of billions of dollars every year.»
Le défi pour le gouvernement consiste à réussir à faire changer le milieu lui-même: aucun règlement, loi ou commission d'experts ne réussira à le faire sans la participation directe des médecins et autres acteurs du milieu de la santé. Présentement, certains hôpitaux ou départements hospitaliers ont brillamment réussi à réduire considérablement les taux d'infection nosocomiale grâce au leadership et à la détermination de certains médecins.
M. O'Neill propose deux pistes de solution:
- que les écoles de médecines renforcent la formation en leadership des médecins et valorisent ceux qui en font preuve pour une pratique médicale de qualité.
- que le gouvernement finance immédiatement une étude pilote en temps réel dans un certain nombre d'hôpitaux bien ciblés pour faire un bilan détaillé de toutes les infections nosocomiales, erreurs et autres accidents médicaux. Les résultats donneraient l'heure juste aux politiciens comme aux administrateurs d'hôpitaux et au personnel médical.Seule une image précise de la réalité inciterait à s'engager dans des solutions gagnantes.
Toute réforme du système de santé qui ne s'attaque pas en priorité au gaspillage humain et financier que réprésentent les infections nosocomiales et leur cortège de souffrances inutiles, sera vaine.
Les systèmes de santé du Québec et Canada souffrent du même mal et les solutions sont identiques: tant que notre approche sera administrative (études, rapport, comités et surcomité), le mal ne fera que s'aggraver.
Paul O'Neill:
Appelé par son ami Dick Cheney au poste de secrétaire au Trésor en janvier 2001, Paul O'Neill a été pendant deux ans au cœur de l'administration Bush. Mais sa liberté de ton, sa réputation de " diseur de vérités " dérangent. En décembre 2002, il est limogé. " Le Président veut que j'annonce publiquement mon désir de retourner à la vie privée. Je n'ai jamais menti pendant tout ce temps et je ne vais pas m'y mettre aujourd'hui. Il peut bien nommer qui il veut... Mais je ne dirai pas que c'est moi qui
démissionne. " Celui que Bush surnommait Pablo ou encore Big O a méticuleusement consigné notes de service, rapports officiels, comptes rendus de réunions, dossiers top secret et conversations privées entre les membres de la Maison-Blanche. Plus de
dix-neuf mille documents qui, couplés avec les témoignages de Paul O'Neill lui-même et de plusieurs hauts fonctionnaires, permettent au journaliste Ron Suskind de révéler au grand jour les mensonges et les véritables ambitions du gouvernement Bush.
| < Précédent | Suivant > |
|---|



